Ces jeunes qui m’élèvent

La Journée Internationale de la Jeunesse

Cet été, en préparant notre calendrier éditorial du mois d’août pour les réseaux sociaux de notre agence de branding Incubator Studio, je me suis rendue compte qu’il existait une Journée Internationale de la Jeunesse. Elle s’annonçait pour le 12 août.

(ndlr : techniquement je sais que c’est encore l’été, mais je suis en bottes en cuir et peau de lapin depuis une semaine déjà, j’ai donc besoin de votre soutien…)

L’objectif de cette journée ? Attirer l’attention de la communauté internationale sur les problèmes de la jeunesse et célébrer le potentiel des jeunes en tant que partenaires dans la société.

(ndlr : mais oui, célébrons, intégrons, soutenons, co-créons !!!!!!!!)

Le thème de cette journée en 2020 ? “L’engagement des jeunes pour une action mondiale“, visant à :

1- mettre en évidence la manière dont l’engagement des jeunes aux niveaux local, national et mondial enrichit les institutions et les processus nationaux et multilatéraux.

2- tirer des leçons sur l’amélioration de leur représentation et leur engagement dans la politique institutionnelle formelle.

Le rôle des petites entreprises dans le mentorat des jeunes

Sujet à côté de la plaque pour nous, chefs de petites entreprises ? Pas tant que ça, en fait… Ces dernières années, avec mes associées, on s’est vraiment demandé comment on pourrait participer à la croissance de quelques jeunes, aider au développement de certains talents, améliorer notre compréhension de la génération qui nous suit. Nous avons respectivement 41, 37 et 31 ans et pas de jeunes chez nous – Geraldine est au stade ados et Coralie n’a pas d’enfant.

Après avoir regardé divers programmes, challenges d’universités locales et options, nous avons commencé à prendre des stagiaires pour six mois. Au total, 8 en 18 mois reparties (que des filles, c’était notre zone de confort) entre nos deux entreprises LUUX care et Incubator Studio.

Une aventure passionnante pour nous trois, mais en toute transparence, un défi de taille au quotidien, peut-être trop lourd pour nos épaules, avouons-le. On a consacré un temps énorme (irrationnel) à aider des jeunes à identifier leur raison d’être, leurs objectifs perso et pro, à les coacher, les mentorer, les développer, leur donner des tâches qui correspondent à leurs objectifs à moyen terme, les former sur des outils, leur apprendre certaines façons de raisonner qui fonctionnent pour certains projets, à corriger des erreurs et des approximations, à encourager. Et on en est ressorties é-pui-sées, lessivées.

On a tout donné, parfois rien reçu (enfin si, une immense ingratitude). On a eu des cas graves, des cas décourageants, des relations merveilleuses et des étudiantes qu’on voulait embaucher. Du noir au jaune, vraiment, sans transition ou parfois en parallèle. Sidérant ! Avec le même processus de recrutement et le même management, dans les mêmes entreprises.

Et maintenant ?

On a décidé de faire une pause bien méritée pour six mois à partir de septembre, quand bien sûr de nouvelles personnes magnifiques ont frappé à notre porte ces derniers jours. Difficile de refuse d’accompagner; mais là, il s’agit de la sante de notre business. On sait que nous avons un sacré rôle à jouer pour aider chaque jeune à trouver sa voie et développer sa voix, en complément de ce que donnent les professeurs et parents. C’est très clair. On ne va pas abandonner. On veut continuer à former, à accompagner et encourager l’action. Mais là, on a atteint les limites de nos capacités de petites entreprises vs. les exigences de la réalité économique.

Et vous, vous vous sentez aussi un appel auprès de jeunes dans vos petites entreprises ? Vous vous plaisez à servir cette communauté ? On a l’impression qu’il y a beaucoup de stagiaires dans les plus grandes entreprises, mais c’est vraiment une aventure qui se tente dans des startups !

La co-croissance

Ce n’est un secret pour personne qui me connaît : il me plait de vieillir. Plutôt comme du bon vin français, si possible. Je m’explique : je cueille chaque jour qui passe est une occasion de rencontrer de nouvelles personnes, d’avoir de nouvelles idées, de longues discussions, de m’ajuster, de tester ma résilience, mes vibrations, de développer des compétences et de [re]choisir ce qui m’importe, ce qui me plait.

Manager, tutorer, mentorer des stagiaires a fait partie de ce processus de co-croissance. J’en sors grandie, pleine de perspectives nouvelles, plus affutée comme chef d’équipe. Même si je dois arrêter temporairement de le faire pour me mettre en autarcie dans notre grotte de business, je suis heureuse que nous l’ayons fait. Le bonus? Je dis depuis des années que je ne veux surtout pas avoir d’employé… et finalement je sais déjà les deux premières employées que j’aimerais embaucher quand je serai grande. Trop bien, non?

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